Edouard Gaujoux : un parcours riche au service des fruits et des producteurs

À 61 ans, Édouard Gaujoux a relevé un défi que beaucoup jugent difficile : retrouver un emploi salarié quand on est senior. Après une carrière riche, entre cultures tropicales, arboriculture et végétal d’ornement, cet ingénieur agronome est aujourd’hui acheteur de fruits frais chez Agro Mousquetaires. Un rebond professionnel porté par une expertise solide, une passion intacte pour le terrain… et l’accompagnement précieux de l’Apecita.

Ingénieur agronome de formation, diplômé de l’ISTOM (Institut Supérieur Technique d’Outre-Mer), Édouard Gaujoux débute sa carrière dans les cultures tropicales. Il fait ses premières armes chez Rhône-Poulenc, dans le domaine des produits phytosanitaires. Très vite, un fil rouge s’impose dans son parcours : le végétal sous toutes ses formes. « J’ai toujours eu deux pieds dans ma carrière : l’arboriculture et l’horticulture d’ornement », résume-t-il.

Après un passage chez Disney, dans les espaces verts, il repart à l’international, direction le Cameroun, dans la production de bananes. Puis cap sur la Martinique, toujours autour de la banane, où il travaille d’abord en exploitation avant de créer sa propre structure de prestations de services. Une expérience entrepreneuriale marquante, durant laquelle il développe notamment une méthode innovante de surveillance du charançon du bananier, en croisant pièges à phéromones et technologies GPS, alors en cours de développement au Cirad.

Cette période reste pour lui une véritable fierté professionnelle : « J’ai tout de même participé à la disparition des phytos sur banane aux Antilles ! »

Des Antilles à Pink Lady : un expert des filières fruitières

Au milieu des années 2000, pour accompagner la carrière de son épouse Édouard Gaujoux revient en métropole avec sa famille. Un tournant personnel qui implique de rebattre les cartes sur le plan professionnel. Il rejoint l’aventure Pink Lady, où il retrouve l’arboriculture, un univers qui lui correspond pleinement. « J’étais notamment en charge des contrats avec les producteurs et du suivi de la qualité des fruits » détaille-t-il.

Un poste stratégique, au cœur d’une filière structurée entre la production française, espagnole et italienne, et l’importation hors saison depuis l’hémisphère Sud. Une expérience qui consolide encore davantage son expertise des fruits, des vergers et des chaînes d’approvisionnement.

Une carrière en mouvement… jusqu’à un nouveau départ à 60 ans

Après Pink Lady, Édouard Gaujoux poursuit sa trajectoire dans la transformation des fruits . Pour une distillerie coopérative du Gard, il collecte le marc de raisin venant des caves vinicoles et des fruits qualité industrie comme la pomme ou la datte pour la fabrication de sucres de fruits. Il poursuit ensuite chez BRL, où il transforme une pépinière de production horticole en site d’achat-vente d’arbres d’ornement.

Puis vient une nouvelle étape : celle de la recherche d’emploi. Une phase délicate, d’autant plus qu’il approche alors de la soixantaine. Comme beaucoup de cadres seniors, il se heurte rapidement aux préjugés liés à l’âge.

Quand l’Apecita relance la dynamique

Édouard Gaujoux refuse pourtant de se résigner. Et c’est à ce moment-là que l’Apecita joue un rôle décisif. Inscrit depuis de longues années, il connaît bien la structure et suit ses offres depuis longtemps. « J’ai toujours gardé un œil sur l’Apecita. La base de données a toujours été exemplaire : ça donne des idées, ça ouvre des pistes, ça fait réfléchir », explique-t-il.

Au fil de sa carrière, il a également bénéficié d’un accompagnement de fond, proche d’un bilan de compétences, qui l’a aidé à prendre du recul sur son parcours et à mieux identifier ses atouts. Mais c’est surtout lors de sa dernière recherche d’emploi que le soutien de l’Apecita a pris tout son sens.

Là où d’autres ferment la porte, l’association adopte une posture radicalement différente : écoute, confiance et projection. « Quand j’ai contacté le bureau de Montpellier, la réaction a été complètement différente. On m’a dit : “Mais si, il n’y a pas de problème. Avec une telle expérience, vous avez encore beaucoup à apporter à une entreprise” » Un changement de regard qui fait toute la différence. « Ils m’ont regonflé, ils m’ont reboosté… et ça a marché », raconte-t-il.

Au-delà de l’accès aux offres, c’est aussi la qualité du lien humain qui l’a marqué. Édouard Gaujoux souligne la régularité des échanges, les relances, les prises de nouvelles, mais aussi ces sollicitations ciblées qui montrent qu’un profil reste visible, suivi, considéré. « Très régulièrement, l’Apecita me faisait suivre des offres en me disant : “Est-ce que ça vous intéresse ? Est-ce que vous êtes disponible ?” Ça paraît simple, mais quand on cherche, c’est énorme. C’est un vrai soutien psychologique. Quand on reçoit ce type de message, On se sent hyper valorisé. »

Cet appui moral, ajouté à un suivi dans la durée et à la visibilité de son profil, lui redonne l’élan nécessaire pour poursuivre ses démarches. Quelques semaines plus tard, un chasseur de têtes repère justement son parcours et le contacte directement pour une opportunité chez Agro Mousquetaires. Une belle revanche pour ce professionnel expérimenté, qui prouve qu’à 60 ans, l’expertise, la connaissance du terrain et la passion peuvent encore faire la différence.

Chez Agro Mousquetaires, un poste taillé sur mesure

Depuis mai 2025, Édouard Gaujoux occupe ainsi le poste d’acheteur de fruits frais chez Agro Mousquetaires, la branche industrielle du Groupement Les Mousquetaires. Une prise de poste symbolique : « J’ai eu 60 ans pendant ma période d’essai », sourit-il.

Sa mission : sécuriser l’approvisionnement en fruits destinés à plusieurs usines de transformation du groupe, notamment pour la fabrication de compotes, de fruits au sirop ou de jus. Il travaille principalement sur la pomme et la poire, deux références majeures pour l’industrie, tout en gardant un lien étroit avec les vergers, les stations fruitières et les coopératives.

Un métier qui fait le lien entre l’amont agricole et l’aval industriel, dans une logique de partenariat durable avec les producteurs et les coopératives. Édouard Gaujoux souligne d’ailleurs l’importance de ces engagements de long terme dans la filière, à l’image de certains contrats pluriannuels noués entre usines et coopératives.

Ce qu’il aime dans ce poste ? D’abord, le contact avec le terrain. « Je suis réellement tourné vers les agriculteurs, insiste-t-il. Encore très récemment, j’étais dans les vergers pour voir la floraison des cerisiers, la floraison des poiriers, et essayer d’imaginer comment va être la saison. » Ensuite, la variété des missions : achat, négociation, observation des récoltes, relation avec les opérateurs de stockage…

Son poste l’amène aussi à beaucoup se déplacer, entre plusieurs sites de production situés dans le Sud, à Brive-la-Gaillarde ou encore à Beauvais.

Mieux encore : son expérience lui vaut également de représenter Agro Mousquetaires au sein de fédérations et d’associations professionnelles de la filière. Une reconnaissance supplémentaire pour ce professionnel chevronné, dont l’expertise dépasse largement le seul cadre de l’achat.

À travers son parcours, Édouard Gaujoux rappelle que les métiers de la filière fruits et légumes offrent de multiples passerelles : de la production au commerce, de l’arboriculture à l’industrie, de la technique au pilotage des achats. Mais son histoire dit également autre chose, de plus essentiel encore : l’âge, c’est aussi l’expérience !

Nos dernières sorties :

Devenez un acteur de la filière agricole.

Plus de 1200 offres d'emplois partout en France.