Coop La Tour : un recrutement stratégique mené avec l’Apecita
À Millas, la Coop La Tour a choisi d’anticiper le départ à la retraite de son chef de station en s’appuyant sur l’expertise de l’Apecita. Pour ce recrutement stratégique, la coopérative bio des Pyrénées-Orientales a misé sur un accompagnement sur mesure, de la définition du poste au sourcing des candidats, afin de sécuriser la transmission d’un métier clé à l’approche de la saison.
À Millas, dans les Pyrénées-Orientales, la Coop La Tour s’est imposée comme un acteur reconnu des fruits d’été bio. Créée en 1987, cette coopérative historique de la plaine du Roussillon réunit aujourd’hui 22 producteurs et produit environ 3 000 tonnes de fruits biologiques, avec un cœur de métier très affirmé : la pêche et la nectarine, qui représentent près de 80 % de son activité. Depuis 2021, elle est devenue 100 % bio, un choix qui renforce encore ses exigences en matière d’organisation, de qualité… et de recrutement.
La structure emploie 13 salariés permanents, auxquels s’ajoutent jusqu’à une centaine de saisonniers l’été. Autour des fonctions administratives, commerciales et qualité, une partie essentielle de l’activité repose sur la station de conditionnement, où s’organisent calibrage, conditionnement, stockage et expédition des fruits.
C’est justement autour de ce maillon central que la coopérative a récemment fait appel à l’Apecita, pour recruter un nouveau responsable de station, en anticipation du départ à la retraite de son titulaire historique.
Un poste clé dans une organisation sous tension
À la Coop La Tour, le responsable de station occupe une place stratégique. « La mission, c’est de calibrer, conditionner et stocker les produits de nos adhérents » résume Yannick Chevrier, directeur de la coopérative. En lien direct avec le service commercial, il doit organiser les apports, ajuster les fabrications aux commandes et garantir la fluidité des expéditions.
Un rôle particulièrement sensible dans une structure spécialisée dans des fruits fragiles, à faible capacité de stockage. « Il faut être très pointu sur la façon de travailler les produits, de les ordonnancer en fonction des besoins des clients, des commerciaux, tout en intégrant la contrainte qualité » explique-t-il.
À ces impératifs s’ajoutent les exigences liées aux certifications et au cahier des charges bio. La station est engagée dans plusieurs démarches qualité, notamment IFS, GlobalGAP et bien sûr l’agriculture biologique. Le tout, sans perdre de vue l’équilibre économique : « Avec un souci évidemment d’économie pour qu’on puisse avoir une maîtrise des charges qui nous permet de bien rémunérer nos producteurs ».
Anticiper un départ à la retraite
Le départ annoncé du chef de station, en poste depuis plus de 35 ans, a conduit la coopérative à anticiper. L’objectif : recruter suffisamment tôt pour permettre une transmission en douceur avant la prochaine campagne.
Mais trouver le bon profil n’avait rien d’évident. « On voulait quelqu’un qui avait une expérience en fruits et légumes, idéalement sur des produits fragiles à durée de conservation réduite comme c’est le cas pour les fruits à noyaux produits en agriculture biologique » précise Yannick Chevrier. Au-delà des compétences techniques, la coopérative recherchait aussi un manager capable de travailler dans un environnement sous pression, où une campagne se joue en quelques semaines.
L’Apecita comme interlocuteur naturel
Pour mener ce recrutement, la Coop La Tour s’est tournée vers l’Apecita, qu’elle connaissait déjà pour un précédent recrutement. « On les avait sollicités pour l’embauche de notre responsable administrative et financière. On connaissait leur manière de travailler et on avait été satisfaits du premier recrutement, donc nous sommes revenus naturellement vers Morgane Prost, déléguée régionale de l’Apecita à Montpellier » raconte le directeur.
Pour lui, ce choix relevait presque de l’évidence : « Le monde des fruits et légumes, c’est un monde petit, mine de rien. Le vernis agricole et le vernis agroalimentaire étaient plus qu’un prérequis pour nous. »
L’accompagnement a démarré en amont, avec un travail de fond sur la définition du poste. Avec le chef de station en place, Yannick Chevrier a repris en détail le contenu des missions pour formaliser une fiche de poste précise, ensuite validée par le conseil d’administration.
Un appui précieux sur la préqualification
Au-delà de la diffusion de l’offre, c’est surtout la préqualification des candidats qui a fait la différence. « Une des choses les plus difficiles, c’est le tri des CV et la qualification des candidats avant l’entretien final », souligne le directeur.
La coopérative a donc choisi de confier à l’Apecita toute la phase de préqualification. Et surtout, le sourcing des candidats a été assuré par Marie Boivin, chargée de cette mission au sein de l’association. Yannick Chevrier salue la qualité de son travail. Sur une dizaine de candidatures, seuls les profils les plus pertinents ont été retenus pour la suite du processus. « On nous a envoyé des candidats qui correspondaient effectivement au profil » se réjouit-t-il. Un vrai gain de temps pour la coopérative, qui a pu se concentrer sur l’essentiel : les entretiens finaux, l’évaluation du ressenti humain et la capacité du futur responsable de station à s’intégrer dans l’équipe et l’environnement de la structure.
Une démarche collective et efficace
Le recrutement a également été mené de manière collaborative, avec l’implication des différentes parties prenantes de la coopérative. Un questionnaire a notamment été diffusé pour mieux cerner les attentes autour du poste et de son évolution. « Tout le monde a été intégré dans le recrutement et je trouve que cela a porté ses fruits » souligne le directeur.
Dans un calendrier contraint, avec une saison qui démarre dès début mai, la réactivité était essentielle. Le nouveau responsable de station a ainsi pu prendre son poste en amont de la campagne, avec plusieurs mois de recouvrement prévus aux côtés de son prédécesseur. Une phase de transition précieuse, à la hauteur des enjeux d’un poste qui conditionne directement la réussite de la saison.
Le regard de…
Morgane Prost, déléguée régionale Apecita à Montpellier
« Ce recrutement était particulièrement intéressant, parce qu’il concernait un poste clé dans l’entreprise, avec un vrai enjeu de transmission. Le futur responsable de station allait succéder à une personne en poste depuis plus de 35 ans, donc il était essentiel de bien définir les attentes. Dans ce cadre, l’outil “priorités du poste” a été très utile : il permet de faire réagir plusieurs parties prenantes autour d’un même poste, de confronter les perceptions et de faire émerger à la fois les consensus et les points de divergence. À la Coop La Tour, cela a permis d’impliquer les équipes comme la gouvernance, puis d’aligner tout le monde sur les priorités du poste. C’est un vrai plus, parce qu’au-delà d’affiner le profil recherché, ce travail collectif en amont a permis de sécuriser tout le processus : chacun avance ensuite avec la même vision et les mêmes attentes vis-à-vis des candidats. Quand une structure est investie, qu’elle connaît bien son besoin et qu’elle accepte de prendre ce temps de réflexion, on met vraiment toutes les chances du bon côté. »
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