Julie a réalisé un bilan de compétences avec l’Apecita Paca
« Ce bilan m’a permis de trouver un métier dans lequel je peux enfin m’épanouir »
Grâce au bilan de compétences de l’Apecita Paca, Julie a transformé une période de doute en véritable nouveau départ professionnel. Un accompagnement humain et exigeant qui lui a permis d’apprendre à mieux se connaître, de redéfinir ses priorités et de retrouver un emploi en parfaite cohérence avec ses valeurs.
Diplômée en gestion d’entreprise et titulaire d’une formation en droit, Julie démarre sa carrière dans le domaine juridique en se spécialisant dans le contentieux.
Mais très vite, un besoin s’impose à elle : celui de donner davantage de sens à son travail. Elle rejoint alors une association accompagnant des agriculteurs en difficulté. « J’y ai découvert que j’aimais profondément accompagner les autres. Mais, avec le temps, la charge émotionnelle est devenue très lourde. Je me suis retrouvée à me demander si j’étais vraiment faite pour ce métier. »
Prendre du recul avant de se reconstruire
C’est une collègue, elle-même accompagnée par l’Apecita, qui l’oriente vers Brigitte Diez, déléguée régionale en Paca. Lors de leur première rencontre, pas question de commencer immédiatement le bilan. La priorité est ailleurs : comprendre la situation de Julie, l’écouter et l’aider à prendre du recul. « Avant même de parler d’exercices ou de tests, Brigitte a pris le temps de m’écouter. Je me suis sentie comprise et accompagnée. »
Au fil des échanges, Julie prend conscience qu’elle traverse une période de doute. Si elle s’épanouit dans l’univers associatif, social et humain, la charge émotionnelle liée à son activité est devenue trop contraignante, malgré le plaisir qu’elle retire à accompagner les autres. Les discussions avec Brigitte Diez l’amènent aussi à s’interroger sur les conditions dans lesquelles elle pourrait mener son bilan de compétences. Julie ne se sent pas en mesure de concilier cette démarche, qui demande un réel investissement, avec son activité professionnelle. De son côté, sa réflexion sur son poste a mûri : elle arrive à la conclusion qu’elle ne peut de toute façon plus rester dans sa structure et décide de quitter son emploi. Ce n’est qu’une fois cette étape franchie que le bilan de compétences peut réellement commencer. « C’est un travail qui demande beaucoup d’investissement. Personnellement, je n’aurais pas pu le mener sérieusement en étant encore en poste. »
Mieux se connaître pour mieux choisir
Pendant près de six mois, Julie alterne rendez-vous, exercices personnels et temps de réflexion. Tests de personnalité, analyse de son parcours, identification de ses valeurs, exploration de métiers ou encore enquêtes auprès de professionnels rythment son accompagnement.
Au fil de ce travail, elle comprend que son équilibre professionnel repose sur quelques fondamentaux : l’autonomie, la confiance, un environnement bienveillant et des structures partageant ses valeurs. « Ce bilan ne m’a pas simplement aidée à trouver un métier. Il m’a surtout permis de comprendre dans quel environnement je pouvais réellement m’épanouir. »
Le travail mené avec l’Apecita met également en lumière les secteurs dans lesquels elle a le plus de chances de trouver cet équilibre, notamment l’économie sociale et solidaire et les petites structures associatives.
Des pistes confrontées à la réalité
L’accompagnement se poursuit par une phase très concrète. Grâce aux outils de l’Apecita, Julie explore plusieurs métiers compatibles avec son profil, effectue des recherches et rencontre des professionnels pour confronter ses envies à la réalité du terrain.
« Les enquêtes métiers ont été très utiles. Échanger avec des professionnels permet de vérifier si l’on se projette vraiment dans leur quotidien. » Cette démarche lui permet de construire un projet solide avant même de commencer sa recherche d’emploi.
Un accompagnement qui ne s’arrête pas au bilan
À l’issue du bilan, Julie choisit de ne pas multiplier les candidatures. Elle concentre ses recherches sur des structures répondant aux critères identifiés durant son accompagnement : proximité géographique, taille humaine, engagement sociétal et environnemental.
Quelques mois plus tard, elle rejoint une association où elle accompagne aujourd’hui des créateurs d’entreprise. « Après avoir suivi des personnes en grande difficulté, je travaille désormais avec des porteurs de projets qui viennent avec de l’enthousiasme et des envies d’entreprendre. Cette dynamique positive me correspond beaucoup mieux. »
L’un des points forts que Julie retient de son expérience est le suivi assuré par l’Apecita après la fin du bilan. Un premier rendez-vous est organisé pendant sa recherche d’emploi, puis un second après sa prise de poste. « Ce rendez-vous de suivi est arrivé au bon moment. J’hésitais entre plusieurs opportunités et il m’a permis de reprendre du recul. C’est juste après cet échange avec Brigitte que j’ai accepté le poste que j’occupe aujourd’hui. »
« Plus on s’investit, plus le bilan est bénéfique »
Avec le recul, Julie insiste sur le fait qu’un bilan de compétences est avant tout une démarche personnelle qui demande du temps et une réelle implication. « Ce n’est pas un coup de baguette magique. Il faut accepter de se remettre en question, parfois de revenir sur son histoire personnelle. Mais c’est aussi ce qui permet d’avancer. »
Elle recommande également de choisir avec soin son accompagnateur. « Le feeling est essentiel. Il faut pouvoir parler librement et se sentir en confiance. Pour moi, le présentiel a aussi beaucoup compté dans la qualité des échanges. »
Pour Julie, ce bilan de compétences aura finalement été bien plus qu’un simple outil d’orientation : une étape déterminante pour retrouver du sens, reprendre confiance en elle et construire un projet professionnel durable.
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