Les jeunes diplômés préfèrent d’abord devenir experts avant de manager

Devenir manager ne fait plus rêver comme avant. Pour autant, les jeunes diplômés ne rejettent pas les responsabilités – mais ils préfèrent d’abord se forger une solide expertise métier. C’est ce que révèle l’étude 2026 du G16 Careers, menée auprès de plus de 2 100 diplômés de grandes écoles ayant moins de six ans d’expérience.

L’expertise avant le management

Quand on les interroge sur leurs priorités de carrière, près d’un jeune diplômé sur deux (46 %) place en tête le développement d’une expertise. À l’opposé, seuls 20 % aspirent d’abord à prendre la tête d’une équipe. Entre les deux, 34 % se voient plutôt animer des projets ou des réseaux, sans pour autant encadrer d’équipe.

Et cette évolution n’a rien d’un détail. En deux ans, l’envie de devenir expert a nettement progressé, pendant que l’attrait pour les fonctions managériales reculait. Le message sous-jacent est clair : pour ces jeunes diplômés, on ne devient pas manager en changeant simplement de poste, mais parce qu’on maîtrise véritablement son métier.

Le management, ça se prépare !

Un autre résultat de l’étude confirme cette logique. Trois répondants sur quatre jugent nécessaire de suivre une formation au management avant d’accepter d’encadrer une équipe. Pour près d’un tiers d’entre eux, elle est même jugée indispensable.

Le message est sans ambiguïté : les responsabilités managériales gardent leur attrait, mais elles ne sont plus perçues comme une étape à franchir au plus vite. Elles se préparent.

Apprendre reste la priorité numéro un

Cette quête d’expertise transparaît aussi dans les attentes des jeunes diplômés vis-à-vis de leur premier emploi. Ce qu’ils veulent avant tout, c’est continuer à apprendre : développer ses compétences arrive en tête de leurs aspirations professionnelles, devant l’envie de contribuer à la société ou celle de toucher une rémunération élevée.

Sur ce point, leurs débuts dans la vie active répondent plutôt bien à leurs attentes. Plus de huit diplômés sur dix estiment que leur emploi actuel leur permet de progresser. Ils comptent aussi beaucoup sur leurs collègues plus expérimentés – pour acquérir des savoir-faire techniques, bien sûr, mais aussi pour bénéficier de leurs retours d’expérience et mieux saisir les codes de l’entreprise.

Un signal à ne pas ignorer pour les recruteurs

Ces résultats invitent les entreprises à revoir leur discours sur les perspectives de carrière. Les jeunes diplômés ne cherchent pas uniquement une progression rapide vers des postes d’encadrement. Ils veulent d’abord exercer leur métier, progresser, apprendre et gagner en légitimité.

Pour les recruteurs, l’enjeu est donc de mieux valoriser les parcours d’expertise, la formation continue, le tutorat ou encore la transmission des savoirs – autant de leviers qui répondent directement aux attentes de cette nouvelle génération.

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