Période de reconversion : un nouvel outil pour accompagner les transitions professionnelles
À compter du 1er janvier 2026, un nouveau dispositif de reconversion professionnelle fera son entrée dans le Code du travail : la “période de reconversion”. Issue de l’Accord national interprofessionnel (ANI) du 25 juin 2025, elle fusionne deux dispositifs existants – Transitions collectives (Transco) et Pro-A (promotion ou reconversion par l’alternance) – pour offrir aux salariés un cadre plus simple, plus lisible et mieux financé pour changer de métier ou faire évoluer leurs compétences.
La période de reconversion s’adresse à tous les salariés, sans condition d’âge, de qualification ou de statut (CDI ou CDD d’au moins six mois). Elle vise à faciliter les transitions professionnelles, qu’elles soient internes (évolution vers un nouveau poste au sein de la même entreprise) ou externes (vers un autre employeur ou un autre secteur).
Le salarié peut être accompagné tout au long du processus par un Conseiller en Évolution Professionnelle (CEP). Les branches professionnelles auront par ailleurs la possibilité d’en adapter les modalités : durée, publics prioritaires ou encore certifications éligibles.
Une formation encadrée et certifiante
La période de reconversion repose sur une formation qualifiante ou certifiante, pouvant prendre différentes formes : immersion, alternance, formation en présentiel ou à distance.
Sa durée varie de 150 à 450 heures sur 12 mois, avec la possibilité d’extension jusqu’à 36 mois et 2 100 heures pour des parcours longs.
Pendant cette période, le contrat de travail peut être maintenu ou suspendu selon le type de mobilité.
À l’issue de la formation, le salarié peut être promu, transféré, ou réintégré à son poste d’origine s’il n’a pas pu valider sa reconversion.
Un financement assuré par les OPCO
Le financement du dispositif repose sur les opérateurs de compétences (OPCO), via une dotation de France Compétences, et peut être complété par le compte personnel de formation (CPF) du salarié.
Cette architecture financière vise à garantir l’accès à la reconversion pour tous, y compris dans les TPE et PME, souvent moins armées pour financer des formations longues ou qualifiantes.
Des garanties renforcées pour les salariés
La période de reconversion offre de nouvelles sécurités : le salarié garde la possibilité de retrouver son poste d’origine en cas d’échec ou d’abandon de la formation. Ce principe de “réversibilité” constitue une innovation majeure du dispositif, destinée à sécuriser les parcours et à encourager la mobilité sans risque de rupture professionnelle.
L’ANI du 25 juin 2025 prévoit également la création d’un Conseil national de l’orientation et de la formation professionnelles pour le développement des compétences, placé auprès du ministre du Travail. Ce nouvel organe pilotera la stratégie nationale de montée en compétences et de reconversion.
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