L’Institut Agro Rennes-Angers, au cœur des formations du vivant et des transitions
À la croisée des enjeux agricoles, alimentaires et environnementaux, l’Institut Agro Rennes-Angers déploie une offre de formation large aux métiers des sciences du vivant. La grande école publique forme chaque année près de 2 000 étudiants, dont une majorité de filles, en cursus d’ingénieur, masters et bachelors, aux compétences pour accompagner les nécessaires transitions du secteur, en lien étroit avec des acteurs de l’emploi comme l’Apecita, partenaire clé de l’insertion professionnelle.
L’Institut Agro Rennes-Angers propose une palette de formations qui reflète la diversité des débouchés du secteur. Quatre cursus d’ingénieur structurent l’offre principale : agronomie, alimentation, horticulture et paysage. Ces formations d’ingénieur sont très pluridisciplinaires, associant les sciences de la vie, les sciences de l’ingénieur et les sciences sociales (économie, géographie, sociologie). « Nous formons des ingénieurs qui proposent des solutions innovantes et durables pour la santé des hommes, des animaux et des écosystèmes » explique Marie Lelièvre, responsable du service orientation, stage et accompagnement vers l’emploi.
Ces cursus peuvent amener à 22 spécialisations, couvrant des domaines aussi variés que l’agroécologie, les sciences halieutiques – une spécialité « unique en France » -, l’intelligence artificielle appliquée au vivant, l’agroéconomie ou encore l’aménagement du territoire. L’école est co-acccréditée pour une quinzaine de masters avec les universités Rennes, Angers et Brest et développe également des doubles diplômes avec Sciences Po Rennes l’Institut Mines Télécom ou l’ENSAI, permettant aux étudiants d’enrichir leur formation avec des approches disciplinaires ou thématiques complémentaires. Environ 15 % des diplômés ingénieurs de l’école poursuivent leurs études par un doctorat …
Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture (LOSARGA) et en réponse à l’urgence de former les cadres intermédiaires dont l’agriculture et l’agroalimentaire français ont besoin, l’école ouvrira en septembre 2026 deux bachelors agro co-accrédités avec des établissements de l’enseignement technique agricole. « Nous sommes sur une formation généraliste, mais avec un très large champ des possibles » résume Céline Serrand, chargée de communication.
Les transitions comme fil conducteur
Mais au-delà de cette richesse académique, c’est le fil conducteur des transitions qui structure l’ensemble de l’offre : transitions agroécologiques, alimentaires et environnementales irriguent ainsi les enseignements, qu’il s’agisse de production agricole durable, d’alimentation, responsable de gestion des ressources naturelles ou de lutte contre et adaptation au changement climatique. Les étudiants sont formés à concevoir des systèmes innovants, intégrant des enjeux comme la préservation de l’eau, la biodiversité ou encore la bientraitance animale. « Aujourd’hui, cette approche qui allie transitions et innovations parle à cette jeune génération très conscientisée aux enjeux écologiques » souligne Marie Lelièvre.
Au cœur de ces parcours : une pédagogie progressive, articulée autour de projets, de stages annuels et d’une forte dimension internationale. « C’est une formation très professionnalisante avec l’obligation de partir à l’étranger, au minimum six mois » ajoute-t-elle.
Faire connaître les métiers du vivant au plus grand nombre
L’Institut Agro Rennes-Angers déploie de nombreuses actions pour informer les jeunes des possibilités, le plus souvent insoupçonnées, qui s’ouvrent à eux dans ces domaines. Inscrit dans le Programme national d’orientation et de découverte des métiers du vivant (PNOD), l’établissement intervient dès le collège et le lycée.
Immersions, journées « Vis ma vie d’ingénieur », ateliers pratiques ou encore accueil de groupes scolaires permettent de rendre concrètes des filières parfois perçues comme abstraites. « On essaie de leur montrer tout le panel des sciences agronomiques et de l’alimentation avec une approche très concrète » souligne Marie Lelièvre.
L’enjeu est aussi de déconstruire les idées reçues. « On forme aux sciences du vivant, pas uniquement aux métiers agricoles. Nos diplômés peuvent devenir data scientists, ingénieurs en marketing ou travailler dans l’environnement », insiste-t-elle.
L’école mise également sur des événements grand public, sa participation à des salons ou encore des initiatives comme l’Expo Flo, projet étudiant de grande envergure qui transforme le campus en vitrine végétale. « C’est une pédagogie immersive qui fonctionne très bien », ajoute Céline Serrand.
Un accompagnement structuré vers l’insertion professionnelle
Une fois intégrés, les étudiants bénéficient d’un accompagnement continu pour construire leur projet professionnel. Tout au long de leur cursus, un service dédié propose entretiens individuels et suivi personnalisé, ainsi que 2 enseignements obligatoires : « construire son projet personnel et professionnel » et « management – communication ».
« L’objectif, c’est qu’ils acquièrent une méthode de réflexivité pour valoriser leurs compétences et une assise en conduite de projet et gestion d’équipe » explique Marie Lelièvre. Ateliers de connaissance de soi, exploration des métiers, rencontres professionnelles, management de projet et d’équipe jalonnent ainsi le parcours.
Parmi les temps forts, le forum des métiers réunit chaque année environ 150 entreprises. En amont, un dispositif spécifique permet aux étudiants de se préparer efficacement. C’est dans ce cadre que s’inscrit le partenariat avec l’Apecita.
« Grâce à l’Apecita, nous proposons des ateliers pratiques sur le CV, la lettre de motivation, le pitch ou encore la gestion du stress », précise Marie Lelièvre. L’association intervient également lors des « Jeudis de l’Apecita », une série de web-conférences dédiées aux débouchés professionnels par filière. « Ils apportent une connaissance très fine du marché de l’emploi et des métiers », souligne-t-elle.
Autre levier clé : les rencontres avec les alumni. « Cela permet de montrer que les parcours ne sont pas figés et de relativiser la pression du choix de spécialisation », insiste Marie Lelièvre. Une manière de rassurer des étudiants souvent en quête de sens et confrontés à de multiples options.
Des débouchés variés et une insertion rapide
Au final, cette approche globale porte ses fruits. « Nos diplômés sont soit embauchés avant la fin de leur formation, soit dans les quatre mois qui suivent » affirme Marie Lelièvre.
Dans un contexte de transitions agricoles, alimentaires et environnementales, les besoins en compétences sont importants. L’Institut Agro Rennes-Angers s’impose ainsi comme un acteur clé pour former des profils capables de répondre à ces enjeux, tout en accompagnant chaque étudiant dans la construction d’un parcours qui lui ressemble. « La diversité des métiers est telle qu’il est difficile de la résumer. Mais c’est aussi ce qui fait la richesse de nos formations », conclut-elle.
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