L’apprentissage dans le supérieur : un succès qui ne se dément pas
L’apprentissage n’est plus une option de second plan et séduit désormais de plus en plus de jeunes. Selon les derniers chiffres du ministère de l’enseignement supérieur, la plateforme Parcoursup enregistre un engouement record pour l’alternance. Si cette dynamique est portée par une offre de formation qui a explosé, elle révèle aussi des disparités persistantes selon le profil des candidats.
Depuis 2018, les chiffres parlent d’eux-mêmes. On est passé de 500 000 vœux en apprentissage à près de 1,37 million en 2024. Aujourd’hui, plus d’un candidat sur quatre (26 %) tente l’aventure de l’alternance, contre moins d’un sur cinq à l’ouverture de la plateforme.
Cette réussite s’explique avant tout par une offre devenue pléthorique : avec 11 000 formations disponibles, l’apprentissage représente désormais 44 % du catalogue Parcoursup. Une croissance fulgurante quand on sait qu’il n’y en avait que 3 000 il y a six ans.
Le règne des formations courtes
Malgré cette diversification, les candidats gardent une préférence marquée pour les cursus rapides et concrets.
- Le BTS rafle la mise avec 78 % des vœux en apprentissage.
- Les BUT (Bachelors Universitaires de Technologie) et les DEUST complètent le tableau, mais restent loin derrière.
Ce choix confirme une tendance de fond : l’envie de mettre un pied rapidement dans le monde du travail tout en décrochant un diplôme reconnu.
Qui sont les apprentis d’aujourd’hui ?
Le profil type de l’apprenti se dessine assez nettement à travers l’étude. Ceux qui choisissent exclusivement cette voie viennent majoritairement des bacs pros (47 %), là où les bacheliers généraux ne sont que 4 %.
On observe également que ces candidats :
- Sont plus souvent des garçons.
- Sont légèrement plus âgés.
- Préfèrent la proximité géographique (moins de mobilité que les étudiants classiques).
- Affichent des parcours scolaires plus modestes (43 % n’ont pas eu de mention au bac).
Le poids du milieu social
L’orientation reste, encore aujourd’hui, un miroir des origines sociales. L’apprentissage attire moins les familles aisées : seuls 8 % des candidats « 100 % apprentissage » sont issus de familles de cadres, contre 23 % pour les cursus étudiants classiques.
À l’inverse, pour les jeunes issus de milieux plus modestes, l’alternance apparaît comme une solution stratégique. Elle permet non seulement de limiter le coût des études, mais aussi de s’assurer une autonomie financière et une insertion professionnelle plus directe.
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