Erasmus+ fête ses 40 ans : l’enseignement agricole largement tourné vers l’Europe
Quarante ans après sa création, Erasmus+ est devenu un passage presque incontournable pour de nombreux jeunes qui souhaitent vivre une expérience à l’étranger pendant leur formation. Plus de 16 millions de personnes en ont bénéficié depuis 1987, dont plus de deux millions de Français. Le programme européen fêtera ses 40 ans en 2027. Un anniversaire qui résonne particulièrement dans l’enseignement agricole, où la mobilité internationale occupe une place importante.
C’est le 15 juin 1987 qu’Erasmus a vu le jour. À l’époque, l’objectif était de permettre aux étudiants européens d’effectuer une partie de leurs études dans un autre pays. Depuis, le programme a largement évolué. Devenu Erasmus+, il concerne aujourd’hui l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport.
Pour marquer ses 40 ans, plusieurs rendez-vous vont rythmer l’année 2027 : lancement des célébrations en janvier, Fête de l’Europe en mai, temps fort autour de l’anniversaire en juin, Erasmus Days en octobre ou encore conférence annuelle de l’Agence en décembre.
L’année sera aussi particulière puisqu’elle marquera la fin de la programmation actuelle et la préparation de la suivante, prévue pour 2028-2034.
L’enseignement agricole très présent dans Erasmus+
Dans l’enseignement agricole, partir à l’étranger pendant sa formation est désormais bien installé dans les parcours. Stage, semestre d’études, découverte d’autres pratiques professionnelles… Sur les six dernières années, plus de 87 000 mobilités ont été réalisées.
Erasmus+ y tient une place importante. Depuis le début de la programmation actuelle, en 2021, plus de 45 000 mobilités ont concerné l’enseignement agricole.
Autre donnée assez parlante : alors que l’enseignement agricole représente 2,5 % des jeunes scolarisés en France, il mobilise environ 9 % du budget de l’Agence Erasmus+ France.
Voir comment on travaille ailleurs
Pour les jeunes, l’intérêt est bien sûr de pratiquer une langue étrangère et de découvrir un autre pays. Mais pas seulement. Partir permet aussi de se confronter à d’autres techniques, d’autres organisations du travail et parfois à des productions que l’on connaît peu en France.
Dans le dossier de presse de la rentrée, Guillaume Piermaria, ancien étudiant du LEGTA du Morvan, à Château-Chinon, raconte ainsi son expérience : « Dans le cadre de mon BTSA, j’ai réalisé des stages en Irlande dans la production d’ormeaux et au Chili qui est le deuxième pays producteur de saumon. Mon cursus en BTSA m’a permis de changer de continent, de voir d’autres techniques de production, d’approfondir mes connaissances et d’apprendre des langues étrangères. »
Dans l’enseignement supérieur agricole aussi, les possibilités sont nombreuses, avec des semestres à l’étranger ou des doubles diplômes. Les programmes développés entre la France, l’Argentine et le Brésil permettent par exemple à 160 étudiants de partir chaque année.
À l’heure où Erasmus+ s’apprête à souffler ses 40 bougies, ces chiffres montrent en tout cas la place qu’a prise la mobilité dans les formations agricoles. Avec l’idée, pour les jeunes, d’aller voir ailleurs, pendant quelques semaines ou quelques mois, d’autres façons d’apprendre, de travailler et d’exercer leur futur métier.
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