Télétravail des cadres : un acquis durable, malgré quelques reculs isolés
Malgré quelques ajustements dans certaines entreprises, le télétravail reste solidement installé dans les pratiques des cadres. C’est l’un des enseignements majeurs de la dernière étude de l’Apec, publiée en mars 2026, qui montre que le travail hybride s’est durablement ancré dans l’organisation du travail… et dans l’identité même du statut cadre.
En 2025, 9 % des entreprises ont réduit ou supprimé le nombre de jours de télétravail autorisés pour leurs cadres. Un mouvement réel, mais limité : 89 % n’ont pas modifié leur politique, tandis que 2 % l’ont au contraire assouplie. Surtout, la tendance devrait se calmer en 2026 : 94 % des entreprises prévoient de maintenir le statu quo, seules 3 % envisageant de restreindre encore l’accès au télétravail, et 3 % de le développer.
Un levier RH toujours stratégique
L’étude souligne que les entreprises qui pratiquent le télétravail continuent d’y voir un avantage compétitif. Parmi elles, 67 % estiment qu’il a un impact positif sur la qualité de vie au travail, et 45 % sur la productivité des salariés. Ces convictions sont encore plus marquées dans les grandes structures.
À l’inverse, réduire le télétravail n’est pas sans risque. Parmi les entreprises concernées, 38 % anticipent des difficultés de recrutement, 33 % une baisse d’engagement, et 23 % redoutent des départs de collaborateurs si le nombre de jours de télétravail était revu à la baisse.
Côté cadres, le télétravail est devenu non négociable
Le message est clair : les cadres ne veulent pas revenir en arrière. Selon l’Apec, 74 % des cadres télétravailleurs seraient mécontents si leur entreprise réduisait le nombre de jours autorisés, et 80 % si le télétravail était supprimé. Plus marquant encore, près d’un cadre télétravailleur sur deux envisagerait de changer d’entreprise en cas de suppression totale du dispositif. Un niveau jugé stable par rapport à 2024.
Cette forte adhésion s’explique aussi par l’usage mature qu’en font désormais les cadres. 75 % des télétravailleurs réguliers déclarent adapter leurs jours de télétravail en fonction de leurs missions, preuve que le dispositif s’inscrit désormais dans une logique d’organisation fine du travail, et non plus de simple confort.
La vraie sensibilité : la flexibilité plus que le volume
Au-delà du nombre de jours, l’enjeu se déplace vers les modalités de gestion du télétravail. L’Apec montre que 47 % des cadres télétravailleurs pensent que leur entreprise pourrait faire évoluer ces règles en 2026 (jours imposés, délai de prévenance, outils de suivi…), même si seuls 13 % en sont certains.
Pourtant, côté employeurs, la prudence domine : seules 13 % des entreprises autorisant le télétravail envisagent effectivement de revoir ces modalités dans les douze prochains mois.
Et pour cause : la flexibilité est devenue un marqueur fort du travail cadre. 61 % des télétravailleurs réguliers peuvent changer leurs jours de télétravail chaque semaine, et 95 % peuvent les modifier en cas d’imprévu ; dans près d’un cas sur deux (47 %), cela peut même se faire sans accord managérial.
Une pratique désormais liée à l’identité cadre
L’un des enseignements les plus intéressants de l’étude est sans doute celui-ci : le télétravail ne relève plus seulement d’une organisation du travail, mais d’une représentation du statut cadre. L’Apec souligne qu’une remise en cause des modalités de télétravail toucherait directement l’un des piliers de l’identité cadre : la liberté dans l’organisation du travail.
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