Safer de Normandie : des métiers de terrain au service du foncier agricole

Transmission des exploitations, installation de jeunes agriculteurs, aménagement foncier, enjeux environnementaux… En Normandie, la Safer joue un rôle central dans l’équilibre des territoires ruraux. Une structure qui s’appuie aussi sur l’Apecita pour recruter des profils de plus en plus spécialisés.

Née en 2017 de la fusion des Safer de Haute et de Basse-Normandie, la Safer de Normandie couvre aujourd’hui les cinq départements de la région. Elle compte 72 salariés, répartis entre Bois-Guillaume et Caen, avec une particularité forte : la moitié de ses effectifs sont sur le terrain. « Le métier de la Safer, c’est un métier de terrain principalement, résume Stéphane Hamon, directeur de la structure. Notre cœur d’activités, c’est le foncier. »

Un acteur clé de la transmission et de l’installation

Créées en 1960, les Safer – Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural – interviennent sur l’accès au foncier agricole. En Normandie, leurs missions vont bien au-delà de la seule vente de terres. « Ce n’est pas que la vente de foncier, c’est aussi la location et les cessions de parts aujourd’hui » souligne Stéphane Hamon.

Leur priorité reste cependant claire : favoriser le renouvellement des générations et l’installation de jeunes agriculteurs. La Safer agit également sur l’aménagement foncier, pour restructurer des exploitations parfois morcelées, mais aussi sur des sujets liés à l’environnement ou au développement local, en lien avec les collectivités et les acteurs de la préservation des espaces naturels.

Des profils techniques… et très humains

Les principaux métiers de la structure sont ceux de conseiller foncier et de chargé d’études. La Safer de Normandie compte environ 35 conseillers fonciers, en première ligne pour repérer, négocier et accompagner les transmissions.

Les profils recrutés sont variés – ingénieurs agricoles, diplômés de l’Ihedrea, commerciaux issus de coopératives ou de chambres d’agriculture – mais au-delà du parcours, certaines qualités sont incontournables. « La qualité première, au-delà de l’attrait pour le monde rural, c’est l’ouverture d’esprit, insiste Stéphane Hamon. « Ici nous travaillons au contact de toutes formes d’agriculture et de toutes tailles de structures. »

Le sens du contact, la pédagogie, la capacité à négocier et à comprendre les enjeux des cédants sont tout aussi essentiels. D’autant que les dossiers se complexifient. « Transmettre une ferme, c’est aujourd’hui de plus en plus pointu » rappelle le directeur. Avec l’essor des cessions de sociétés, la Safer doit d’ailleurs renforcer ses compétences internes, y compris sur des profils plus administratifs, juridiques ou comptables.

L’Apecita, un partenaire RH de confiance

Chaque année, la Safer de Normandie mène quelques recrutements, souvent pour accompagner les départs à la retraite ou l’évolution de ses métiers. Pour cela, elle s’appuie sur l’Apecita. « Mettre une annonce un peu statique, ce n’est plus suffisant » constate Stéphane Hamon.

Ce qu’il apprécie dans l’accompagnement proposé, c’est la capacité de l’Apecita à comprendre les besoins de la structure et à présélectionner les bons profils. « On prend toute la palette de services qui nous est proposée : pas simplement rechercher des CV, mais les exploiter, faire l’entretien préalable et faire une présélection, explique-t-il. Ça nous permet de gagner du temps et d’aller vite à l’essentiel. »

Un exemple récent l’illustre bien : en juillet 2025, la Safer de Normandie a confié à l’Apecita le recrutement d’un assistant comptable. La mission a été menée en trois semaines seulement, grâce à une prestation combinant sourcing et préqualification des candidatures. L’offre a été diffusée le 8 juillet et plusieurs CV ont rapidement été transmis. L’un des candidats a été reçu dans la foulée par la Safer, avec à la clé une proposition formulée dès la fin du mois de juillet.

Au fil des années, cette collaboration s’est installée dans la durée. « On travaille historiquement avec l’Apecita Normandie et avec sa déléguée, Marie-Pierre Mourocq-Marie, souligne Stéphane Hamon. Le fait de bien se connaître et de bien se comprendre, c’est un gage d’efficacité. »

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