Égalité professionnelle : des progrès en 2026, mais les écarts persistent
Chaque année, la publication de l’index de l’égalité professionnelle offre un moment de vérité. Si les chiffres 2026 confirment que les entreprises françaises avancent, elles n’ont pas encore tout à fait comblé les écarts qui séparent femmes et hommes dans le monde du travail.
Premier enseignement de l’index de l’égalité professionnelle : jamais autant d’entreprises n’avaient publié leur note aussi tôt. Au 1er mars 2026, 83,5 % des entreprises de plus de 50 salariés (les seules concernées par l’obligation) s’étaient pliées à l’exercice — un record à cette échéance. On est loin des débuts timides de 2020, où à peine une entreprise sur deux répondait présente.
Les résultats suivent la même tendance. Avec une note moyenne de 88,5 sur 100 en 2026 — stable par rapport à l’an dernier, en hausse de plus de quatre points depuis six ans — les pratiques en matière de rémunération et d’évolution de carrière se sont globalement améliorées.
Loi Rixain : des progrès tangibles, de nouvelles obligations en perspective
Pourtant, une note moyenne élevée ne dit pas tout. Elle peut masquer des situations très différentes selon les secteurs, les métiers ou les niveaux hiérarchiques. C’est précisément là qu’intervient la loi Rixain.
Depuis son entrée en vigueur fin 2021, les entreprises d’au moins 1 000 salariés (au troisième exercice consécutif) doivent publier chaque année les écarts de représentation entre les femmes et les hommes parmi leurs cadres dirigeants et les membres de leurs instances dirigeantes, avec des objectifs progressifs de féminisation désormais assortis d’un palier intermédiaire de 30 % de personnes de chaque sexe applicable depuis 2026, puis d’un objectif final de 40 % au 1er mars 2029, sous peine de pénalité financière.
Les derniers résultats témoignent d’avancées réelles : au 1er mars 2026, 28 % des entreprises comptent au moins 40 % de femmes parmi leurs cadres dirigeants (contre 23 % en 2022) et 37 % atteignent ce seuil dans leurs instances dirigeantes (contre 28 % en 2022), tandis que 17 % affichent même plus de 50 % de femmes. Cette dynamique confirme l’effet positif de la transparence imposée par la loi sur l’égalité professionnelle, même si des efforts restent nécessaires, notamment pour parvenir à une égalité salariale effective.
Dans cette perspective, l’année 2026 sera marquée par la transposition de la directive européenne du 10 mai 2023 sur la transparence des rémunérations, qui viendra renforcer les obligations des entreprises.
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