CPF : le reste à charge augmente en 2026 

Au 1er janvier 2026, la participation forfaitaire obligatoire pour mobiliser son Compte personnel de formation (CPF) a été revalorisée. Un signal fort pour responsabiliser les bénéficiaires, mais aussi une invitation à renforcer le dialogue avec les employeurs et financeurs autour de projets de formation co-construits. 

Toute personne dispose d’un compte personnel de formation (CPF) dès son entrée sur le marché du travail et jusqu’à son départ à la retraite. Outil central de la formation professionnelle, le CPF permet de financer des formations certifiantes, qualifiantes ou diplômantes. 

Depuis le 2 mai 2024, son utilisation est toutefois assortie d’une participation forfaitaire obligatoire. Initialement fixée à 100 €, cette somme vient d’être revalorisée au 1er janvier 2026, conformément à l’indexation sur l’inflation. L’arrêté du 30 décembre 2025 fixe ainsi le nouveau montant du reste à charge à 103,20 €. 

Cette participation s’impose à toute personne active souhaitant mobiliser son CPF pour financer une formation. 

Qui est concerné… et qui ne l’est pas ? 

La règle est claire : toute mobilisation du CPF entraîne, en principe, le paiement de cette participation forfaitaire. Néanmoins, plusieurs situations ouvrent droit à une exonération. Le reste à charge ne s’applique pas si : 

  • vous êtes demandeur d’emploi ; 
  • votre formation bénéficie d’un abondement de votre employeur ; 
  • vous mobilisez tout ou partie des points de votre Compte professionnel de prévention (C2P) ; 
  • vous êtes engagé dans une reconversion professionnelle liée à une incapacité permanente d’au moins 10 % (accident du travail ou maladie professionnelle). 

La co-construction, une réponse stratégique au reste à charge 

Vous l’aurez compris : dans un contexte de transformation des métiers et des compétences, le CPF ne se résume plus à une démarche individuelle. Il devient un véritable outil de dialogue entre le salarié et son employeur. 

Parler de son projet de formation avec son employeur présente plusieurs avantages : 

  • bénéficier d’un co-financement de la formation ; 
  • monter en compétences en lien avec les besoins de l’entreprise ; 
  • construire un projet professionnel aligné avec les enjeux économiques et stratégiques de la structure. 

Cette logique de co-construction peut, en outre, permettre d’éviter le paiement du reste à charge lorsque l’employeur abonde le CPF. 

Cette démarche est désormais facilitée grâce au décret du 3 décembre 2025 qui modifie l’ordre de mobilisation des droits en cas de dotation de l’employeur. 

Concrètement, les dotations versées par l’employeur sont désormais utilisées en priorité lors de l’achat d’une formation. Les droits CPF acquis par le salarié viennent ensuite compléter cette dotation. Les autres financements possibles n’interviennent qu’en dernier recours. 

Résultat : les droits CPF restent disponibles pour de futurs projets, offrant davantage de souplesse et de visibilité aux actifs tout au long de leur parcours professionnel. 

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