Campus de Pouillé : former des professionnels du végétal, ouverts sur leur métier et sur le monde
À quelques minutes d’Angers, le Campus de Pouillé a fait le choix d’une approche concrète des métiers du végétal. Dans un cadre propice aux apprentissages, les élèves acquièrent des compétences techniques tout en construisant, pas à pas, leur projet professionnel, au contact des entreprises, des professionnels du secteur et de l’international et grâce à l’expertise de l’Apecita.
Établissement agricole privé, le Campus de Pouillé propose des formations allant du CAP à la licence professionnelle, dans les domaines de l’horticulture, de l’arboriculture, du paysage, de l’agriculture et de l’environnement — sans oublier la filière générale. Le Bac professionnel et le BTSA occupent une place centrale dans cette offre, qui continue de s’étoffer.
En une dizaine d’années, l’établissement est passé de 450 à près de 900 élèves, dont environ 350 apprentis. « Nous avons vraiment essayé de nous diversifier avec l’apprentissage et en ouvrant de nouvelles filières, notamment dans le supérieur » explique Emilien Auneau, chargé de communication et des relations internationales.
Le cadre de vie n’est pas étranger à cette attractivité. Aux portes d’Angers, le campus profite d’un environnement verdoyant que les élèves côtoient au quotidien. « On est une école à la campagne, mais quasiment dans la ville. Les élèves sont dans un milieu calme, propice à l’apprentissage » résume Alexandre Branchu, enseignant en filière végétale.
La vie de campus participe elle aussi à cette attractivité, notamment à travers les nombreuses sections sportives qui contribue à la cohésion entre élèves. L’établissement met par ailleurs en avant sa politique inclusive, avec des référents handicap et un dispositif Tremplin dédié aux jeunes rencontrant des difficultés.
Des outils pédagogiques au service des enjeux de demain
Au Campus de Pouillé, les travaux pratiques prennent tout leur sens grâce aux nombreux équipements disponibles sur place : serres, verger, espaces agricoles, matériel professionnel… « Nos élèves peuvent aller directement appliquer concrètement ce qu’ils ont appris en cours » souligne Emilien Auneau.
Ces équipements permettent aussi d’aborder très concrètement les conséquences du changement climatique. « On étudie de plus en plus les plantes qui ont moins de besoins en eau. Même sur le site, nous produisons davantage de végétaux adaptés à ces nouvelles contraintes » explique Alexandre Branchu. Une manière pour les étudiants d’apprendre, très tôt, à ajuster leurs pratiques aux nouveaux enjeux environnementaux.
Cette logique se retrouve pleinement dans le BTSA Métiers du Végétal : Alimentation, Ornement et Environnement. Fini le temps d’une spécialisation unique : la formation permet désormais de découvrir l’ensemble des productions végétales — maraîchage, arboriculture, pépinière, horticulture ornementale, fleurs coupées, plantes aromatiques, médicinales et à parfum, semences, ou encore productions destinées à l’alimentation. Une diversité qui ouvre la voie à de nombreux débouchés, en production comme en expérimentation, conseil ou commercialisation.
Construire son projet professionnel dès la formation
Au-delà des enseignements techniques, la découverte des métiers reste un fil conducteur tout au long de la formation. Les visites d’entreprises rythment le parcours des étudiants, tout comme les salons spécialisés. Au Salon du Végétal, ils ne se contentent pas d’observer. « On leur demande de découvrir les entreprises, d’aller discuter avec les partenaires, de choisir un matériel ou une installation, puis de réaliser un travail derrière » détaille Alexandre Branchu.
La réflexion sur l’avenir professionnel a, elle aussi, sa place dans le cursus. Les élèves de Bac pro bénéficient d’une semaine consacrée à l’insertion, avec notamment l’intervention de la délégation régionale de l’Apecita. Les conseillers accompagnent les jeunes dans la construction de leur projet professionnel, la rédaction du CV et de la lettre de motivation, les techniques de recherche d’emploi et la découverte des attentes des recruteurs. Pour l’équipe pédagogique, ce regard extérieur constitue un véritable complément aux enseignements dispensés en classe. « C’est un partenariat installé depuis plusieurs années et dont nous sommes toujours satisfaits » souligne Alexandre Branchu.
En BTSA, un module spécifique, désormais inscrit au référentiel, amène les étudiants à formaliser leur projet professionnel. « On leur demande de faire un CV en anglais, mais aussi un bilan de ce qu’ils ont fait et de ce qu’ils veulent faire », précise-t-il.

Une ouverture à l’international
Cette place donnée à l’anglais s’inscrit dans une politique plus large d’ouverture à l’international. Les élèves de Bac professionnel peuvent effectuer un stage optionnel de quatre semaines à l’étranger, tandis que les étudiants de BTSA peuvent aller jusqu’à trois mois de stage hors de France, grâce notamment au programme Erasmus+.
« Nous incitons très fortement nos jeunes à vivre une première expérience à l’étranger » indique Emilien Auneau. Pour son collègue, cette expérience pèse lourd sur un CV : « Ils ont parlé une langue étrangère, ils se sont débrouillés seuls, ils ont découvert d’autres façons de travailler. Si vous avez deux CV côte à côte, celui qui présente une expérience internationale sera souvent retenu en priorité. »
L’ouverture au monde passe aussi par l’engagement associatif. Les étudiants sont encouragés à s’investir dans des projets citoyens ou solidaires, une manière de développer leur sens des responsabilités et leur ouverture d’esprit.
Au Campus de Pouillé, la formation ne se résume donc pas à la transmission de savoir-faire techniques. Elle accompagne les futurs professionnels dans la construction de leur parcours, afin qu’ils puissent évoluer dans un secteur en constante mutation avec des compétences solides, une bonne connaissance des métiers et une véritable ouverture sur le monde. Une stratégie gagnante au vu de l’excellente insertion de ses étudiants.
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