Grandes écoles : l’insertion résiste, malgré un marché de l’emploi ralenti
Le marché du travail des cadres tourne au ralenti, les entreprises recrutent avec plus de prudence, et les jeunes diplômés le ressentent. Malgré tout, ceux qui sortent des grandes écoles continuent globalement de bien s’en tirer. C’est ce que montre la dernière Enquête Insertion de la Conférence des grandes écoles (CGE), qui confirme que ces jeunes actifs parviennent encore à décrocher des postes qualifiés assez rapidement, même si le contexte économique est moins favorable qu’avant.
Trouver un premier emploi prend un peu plus de temps
Six mois après avoir obtenu leur diplôme, 76 % des jeunes sont en poste – un chiffre en baisse de plus de 4 points par rapport à l’année précédente. Rien d’étonnant : cela fait deux ans que les recrutements de jeunes cadres ralentissent. Mais la tendance s’inverse vite : un an à un an et demi après la sortie d’école, plus de neuf diplômés sur dix ont trouvé un emploi. Autrement dit, les entreprises continuent de faire confiance à ces profils, même si elles prennent plus de temps pour se décider.
Des emplois qui tiennent leurs promesses
Ce qui compte, ce n’est pas seulement de trouver un emploi, mais d’en trouver un bon. Et sur ce point, l’enquête est plutôt rassurante : huit diplômés sur dix décrochent un poste en moins de deux mois, la plupart en CDI, et plus de 83 % obtiennent le statut cadre. Surtout, ces jeunes actifs semblent satisfaits : environ 84 % apprécient leur travail et considèrent qu’il correspond bien à leur niveau d’études et à leur domaine de formation.
L’IA générative s’est déjà installée dans le quotidien
Autre enseignement notable de cette édition : l’IA générative s’est imposée très vite dans le monde du travail. Trois diplômés sur quatre disent désormais l’utiliser dans leur activité professionnelle, surtout pour rédiger, chercher de l’information ou résumer des documents. Chez les ingénieurs, générer du code fait même partie des usages les plus courants. Et le manque de connaissances sur l’IA, qui freinait encore beaucoup de monde, recule nettement — signe que ces compétences commencent enfin à être enseignées sérieusement pendant les études.
La RSE prend de plus en plus de place dans les métiers
Les questions environnementales et sociétales gagnent aussi du terrain : près de quatre diplômés sur dix disent que la RSE fait maintenant partie intégrante de leurs missions. Et la plupart d’entre eux estiment que leur formation les a bien préparés à répondre aux attentes des employeurs sur ces sujets.
Cela dit, si l’étude confirme que les diplômés des grandes écoles résistent plutôt bien, elle rappelle aussi que tout n’est pas réglé — notamment les inégalités persistantes entre femmes et hommes, que ce soit pour l’accès à l’emploi ou pour les salaires.
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