Baromètre Unédic : l’IA s’installe dans la recherche d’emploi
L’intelligence artificielle (IA) s’invite de plus en plus dans les parcours de recherche d’emploi, selon les enseignements du Baromètre Unédic publié en décembre dernier. Cette enquête, qui s’inscrit dans une volonté d’observer les transformations du marché du travail, met en lumière une diffusion significative des usages de l’IA parmi les actifs et les demandeurs d’emploi – mais aussi des perceptions encore partagées sur sa valeur réelle.
Selon le Baromètre Unédic, une proportion notable de personnes en recherche d’emploi ont recours à des outils d’IA dans leurs démarches. En tête des usages figure notamment la rédaction de lettres de motivation : près de 41 % des demandeurs d’emploi déclarent avoir utilisé une IA pour ce type de tâche. D’autres fonctions telles que la mise à jour de CV, la recherche d’informations sur les entreprises qui recrutent ou encore des simulations d’entretien sont également fréquemment citées par les répondants.
Dans l’ensemble de la population active, environ 3 actifs sur 10 ont utilisé l’IA pour au moins une étape de leur recherche d’emploi. Si la proportion n’est que de 24 % pour les actifs en emploi, elle atteint 52 % pour les demandeurs d’emploi. Un signe que cette technologie commence à s’installer durablement dans les pratiques.
Toutefois, l’enquête révèle que moins d’un actif sur deux (44 %) estime qu’une maîtrise de ces outils constitue un avantage décisif aux yeux des employeurs. Certains actifs sont cependant plus nombreux à considérer que savoir utiliser l’IA peut faire la différence: les cadres (60 %), les moins de 30 ans (53 %), les diplômés du supérieur (51 %) et les hommes (47 %).
Une fracture entre les catégories socio-professionnelles
« Lorsqu’on ne se place plus sous l’angle des attentes supposées des employeurs, l’opinion des actifs est sensiblement différente, souligne l’Unédic. Quand on les interroge sur l’intégration de l’IA à leurs pratiques professionnelles, les actifs font largement part de l’utilité de ces outils, avec toutefois des nuances. Les actifs sont 72 % à considérer l’IA comme un outil utile, dont 7 % seulement le qualifient d’indispensable. »
L’utilité est perçue plus fortement par les cadres (85 %), les 60 ans et plus (79 %), les diplômés du supérieur (78 %) et les moins de 30 ans (76 %, dont 11 % « indispensable », une des plus fortes proportions). Le Baromètre Unédic révèle également une fracture si l’on prend en compte la catégorie socio-professionnelle. Les ouvriers sont ainsi 39 % à considérer l’IA comme « inutile » pour leur métier, contre 28 % de l’ensemble des actifs.
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